Je ne sais pas toi, mais moi j’ai toujours entendu que les émotions il fallait les gérer. 

Cette notion revient partout. On gère le travail, les enfants, les relations, les courses, le ménage, enfin je te laisse faire la liste.

C’est un peu comme si c’était un truc qui n’est là que pour nous embarrasser et dont il faut se défaire au plus vite (façon de parler : on ne se débarrasse pas des enfants !)

En général ça ne fonctionne pas bien bien. Quand ça m’arrive, je m’imagine comme une déesse au bras multiples qui tient toutes ces parties à gérer au bout de chacun de ses bras, tu vois l’image ?

Au bout d’un moment tout devient pesant et les bras lâchent, l’un après l’autre.

Pour nos émotions c’est pareil. Elles peuvent devenir pesantes. 

Alors on les traite, comme une maladie, moins pour ce qu’elles viennent manifester que pour ce qu’elles viennent dérégler. On les considère un peu comme un corps étranger qu’il faut éliminer ou au moins maîtriser, et ça, même avec plusieurs bras, ça ne fonctionne pas, ou un temps seulement.

Et comme ça ne fonctionne pas, on peut avoir envie de s’en protéger. On se met à l’abri, sous une carapace, on s’endurcit, jusqu’à s’enfermer, s’isoler.

Pourtant les émotions ne sont pas nos ennemies, elles peuvent nous enseigner, nous aguerrir.

Je cite le philosophe et écrivain Fabrice Midal : « s’aguerrir, c’est trouver une certaine forme de solidité pour continuer à prendre des risques, aimer, s’émerveiller, espérer. S’endurcir, c’est mettre des couches de béton sur son coeur et se refermer jusqu’à manquer la vie ».

Comment fais-tu, toi ? Qu’est-ce qui fonctionne pour toi ?

Et si rien ne fonctionne vraiment, qu’est-ce que tu choisis ? Continuer à gérer ? Te faire pousser des bras ?

Il y a plus simple… on en parle dans le prochain mail.

Et pour la mise en pratique, c’est dans le prochain cocon de Soi : les infos ici.

 

Et si tu as envie de relire les messages précédents : c’est vieux mais ça pique ! ou Un petit jour et 3 s’en vont.

 

Fais quelque chose pour toi aujourd’hui.

 

Avec gratitude,

 

Isabelle